Ce site est destiné aux professionnels de la santé

Go to /se-connecter page

Vous pouvez consulter 5 avant de vous connecter

Go to /se-connecter page

Vous pouvez consulter 5 avant de vous connecter

Utilisation du téléphone le soir et qualité du sommeil chez les jeunes

Translated from English. Show original.

Équipe de rédaction

  • L'utilisation du smartphone en soirée chez les adolescents est associée à des effets néfastes sur l'horaire du sommeil, la durée du sommeil et la continuité du sommeil (1)
  • l'utilisation cumulative du smartphone en fin de soirée (en particulier après 22 h) est associée à un retard de l'endormissement, à un retard du réveil et à une réduction de la durée totale du sommeil (TST)
  • l'utilisation du smartphone juste avant de s'endormir (dans les minutes qui précèdent immédiatement l'endormissement) est associée à une augmentation des réveils après l'endormissement (WASO), concentrés principalement au cours des 30 premières minutes de la période de sommeil

Épidémiologie et contexte

  • le sommeil est un processus fondamental du développement neurologique ; un sommeil insuffisant ou perturbé chez les adolescents est associé à des conséquences néfastes sur les plans physique, neurocognitif, émotionnel et comportemental
  • l’adolescence s’accompagne d’un décalage circadien biologique vers des horaires de coucher plus tardifs, parallèlement à des exigences croissantes sur les plans scolaire, social et des médias numériques
  • les données s’appuient sur l’utilisation des applications de smartphone détectée de manière passive, associée à des données objectives d’actigraphie/accélérométrie (Fitbit) issues de l’étude ABCD (Adolescent Brain Cognitive Development) (données collectées entre 2020 et 2024, analysées en 2026) (1)
  • le suivi passif des applications montre que les applications de réseaux sociaux (par exemple TikTok, YouTube, Snapchat, Instagram) représentent la grande majorité de l’activité sur smartphone en fin de soirée

Principales conclusions par indicateur d’exposition

Utilisation cumulative du smartphone en fin de soirée (heure et durée du sommeil)

  • les nuits où les adolescents utilisent leur smartphone au-delà de leur niveau de référence habituel en soirée (après 22 h), ils dorment en moyenne 20 minutes de moins et s'endorment plus de 60 minutes plus tard
  • chaque minute supplémentaire d’utilisation du smartphone après 22 h, au-delà de la moyenne personnelle du patient, est associée à :
    • l'endormissement : 0,87 minute plus tard
    • l'heure de réveil : 0,37 minute plus tard
    • une durée totale de sommeil (DTS) réduite de 0,43 minute (1)
  • une relation dose-réponse : l’ampleur du décalage du sommeil augmente de manière monotone à mesure que l’utilisation du smartphone se prolonge tard dans la nuit (par exemple, un impact négatif plus marqué après minuit qu’après 20 h)

Utilisation du smartphone juste avant le sommeil (continuité du sommeil et WASO)

  • l’utilisation du smartphone dans les dernières minutes précédant directement l’endormissement est associée à une augmentation de l’éveil prolongé (WASO > 3 minutes)
  • effet de proximité temporelle : l’association avec le WASO est la plus forte pour l’activité sur le téléphone au cours des 5 à 15 dernières minutes avant l’endormissement (par exemple, 0,74 minute supplémentaire d’éveil par minute d’utilisation du téléphone au cours des 5 dernières minutes précédant l’endormissement)
  • effet de localisation : les réveils nocturnes excessifs sont fortement concentrés dans les 30 premières minutes suivant l’endormissement, puis s’estompent après 90 minutes ; les micro-éveils brefs ne sont pas affectés (1)

Mécanisme de perturbation

  • décalage temporel : l’utilisation d’écrans en fin de soirée remplace directement les occasions de dormir, ce qui entraîne un retard de l’heure du coucher et une durée totale de sommeil réduite
  • Éveil cognitif et physiologique : les contenus numériques à fort niveau d’éveil (interactions sur les réseaux sociaux, notifications) et l’exposition à la lumière des écrans juste avant le coucher entravent la transition rapide vers un sommeil profond, ce qui se traduit par des réveils nocturnes précoces

Implications pour la pratique clinique et le conseil

  • Évaluation systématique de l’hygiène du sommeil : s’enquérir systématiquement des habitudes d’utilisation des appareils numériques en soirée et de l’emplacement des écrans lors des consultations d’adolescents pour cause de fatigue, de troubles de l’humeur ou de baisse des résultats scolaires (2)
  • Recommandations spécifiques concernant les horaires :
    • établir une « coupure numérique » stricte (par exemple, éteindre les smartphones avant 22 h) afin de préserver la durée totale du sommeil et de maintenir une heure d’endormissement régulière
    • imposer une « zone tampon » sans téléphone pendant les 15 à 30 dernières minutes précédant immédiatement le coucher afin de réduire les réveils précoces
  • Contrôles environnementaux : conseiller de retirer les smartphones de l’environnement immédiat du sommeil (par exemple, recharger les appareils en dehors de la chambre) afin de limiter les tentations et les notifications tardives (2)
  • Recommandations officielles : conformes au consensus clinique national sur l’utilisation des appareils numériques et la santé du sommeil des enfants et des adolescents (1, 2)

Références :

  1. Zhao Y, Hale L, Christakis DA. Utilisation du téléphone le soir et effets sur le sommeil chez les jeunes. JAMA Pediatr. Publié en ligne le 19 octobre 2026. doi:10.1001/jamapediatrics.2026.4902
  2. National Sleep Foundation (NSF). Déclaration de consensus sur l’utilisation des écrans et la santé du sommeil chez les enfants et les adolescents. Sleep Health. 2024.

Créer un compte pour ajouter des annotations aux pages

Ajoutez à cette page des informations qu'il serait utile d'avoir à portée de main lors d'une consultation, telles qu'une adresse web ou un numéro de téléphone. Ces informations seront toujours affichées lorsque vous visiterez cette page.