Recommandations du NICE – Utilisation des antipsychotiques de nouvelle génération (atypiques) dans le traitement de la schizophrénie
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En 2002 (1), le NICE avait déclaré que les antipsychotiques atypiques devaient être privilégiés par rapport aux antipsychotiques typiques, mais il ne maintient plus cette affirmation (2)
- le recours à des antipsychotiques oraux (2)
- des antipsychotiques par voie orale devraient être proposés aux personnes chez lesquelles une schizophrénie vient d’être diagnostiquée
- des informations doivent être fournies sur les bénéfices et les effets indésirables de chaque antipsychotique, et celles-ci doivent être discutées avec l’usager
- le choix de l’antipsychotique à utiliser doit se faire en collaboration avec l’usager du service et, le cas échéant, avec son aidant.
- lors du choix du médicament le plus adapté, il convient de prendre en compte le risque relatif de chaque antipsychotique de provoquer des effets indésirables extrapyramidaux (tels que l’akathisie), des effets indésirables métaboliques (tels que la prise de poids) et d’autres effets indésirables (y compris des expériences subjectives désagréables)
- un traitement antipsychotique combiné régulier ne doit pas être instauré, sauf pour de courtes périodes (par exemple, lors d’un changement de traitement)
- Avant d’instaurer un traitement antipsychotique, il convient de proposer un électrocardiogramme (ECG) si :
- cela est spécifié dans le résumé des caractéristiques du produit (RCP)
- l’examen physique révèle un risque cardiovasculaire spécifique (tel qu’un diagnostic d’hypertension artérielle)
- le patient présente des antécédents personnels de maladie cardiovasculaire, ou
- le patient est admis en hospitalisation
- lors de l’utilisation d’un traitement antipsychotique, considérer ce traitement comme un essai thérapeutique individuel :
- noter les indications, les bénéfices et risques attendus, ainsi que le délai prévu pour l'apparition d'une amélioration des symptômes et la survenue d'effets indésirables
- commencer par une dose située dans la partie inférieure de la fourchette autorisée et augmenter progressivement la posologie dans les limites de la fourchette indiquée dans le British National Formulary (BNF) ou le résumé des caractéristiques du produit (RCP)
- justifier et consigner les raisons justifiant des posologies s'écartant de la fourchette spécifiée dans le BNF ou le RCP
- surveiller et consigner régulièrement et systématiquement les éléments suivants tout au long du traitement, mais en particulier pendant l’ajustement posologique :
- l'efficacité, y compris l'évolution des symptômes et du comportement
- les effets indésirables du traitement, en tenant compte du chevauchement avec certaines caractéristiques cliniques de la schizophrénie
- l'observance
- la santé physique
- les raisons justifiant la poursuite, la modification ou l’arrêt du traitement médicamenteux, ainsi que les effets de ces changements, doivent être consignés
- procéder à un essai du traitement à la posologie optimale pendant 4 à 6 semaines
- le clinicien doit également discuter avec le bénéficiaire du service, et avec l’aidant le cas échéant :
- toute thérapie non prescrite (y compris les thérapies complémentaires) que le bénéficiaire souhaite suivre
- la consommation d’alcool, de tabac, de médicaments sur ordonnance et en vente libre, ainsi que de drogues illicites. Discuter de leur interférence potentielle avec les effets des médicaments prescrits et des traitements psychologiques. Discuter de la sécurité et de l’efficacité des thérapies non prescrites
- Le NICE précise (2) :
- ne pas administrer de doses élevées et répétées d’un antipsychotique, ni augmenter rapidement la posologie sur une courte période («néuroleptisation rapide») pour traiter un épisode psychotique aigu
- il convient d’avertir le patient d’un risque de réaction cutanée photosensible associée à la chlorpromazine et de lui conseiller d’utiliser un écran solaire si nécessaire
Remarques :
- médicaments antipsychotiques à libération prolongée ou injectables à action prolongée
- Les antipsychotiques à libération prolongée ou injectables à action prolongée doivent être envisagés lorsque :
- les usagers le préfèrent après un épisode aigu
- l'évitement d'une non-observance dissimulée du traitement est une priorité clinique
- Les antipsychotiques à libération prolongée ou injectables à action prolongée doivent être envisagés lorsque :
Référence :
- 1. NICE (mai 2002). Recommandations sur l’utilisation des nouveaux antipsychotiques (atypiques) dans le traitement de la schizophrénie
- 2. NICE (février 2014). Psychose et schizophrénie chez l’adulte : prévention et prise en charge (mise à jour en septembre 2026).
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