La gonadotrophine chorionique humaine (HCG) est une glycoprotéine produite par le placenta afin de maintenir le corps jaune pendant la grossesse. Le taux d’HCG peut être élevé dans le cadre de plusieurs autres tumeurs malignes, notamment les cancers du foie, du poumon, du pancréas et de l’estomac.
Dans les tumeurs germinales testiculaires, qu’il s’agisse de séminomes ou de tumeurs germinales non séminomateuses (TGNS), les cellules cancéreuses peuvent se transformer en syncytiotrophoblastes (un composant normal du placenta) et sécréter de l’HCG. (1,2)
Des taux supérieurs à 5 000 UI sont généralement révélateurs d’un TGCN, et dans ce type de tumeur, des taux élevés d’HCG sont associés à un pronostic plus défavorable. Cependant, le séminome produisant de l’HCG (environ 15 % des séminomes) présente le même pronostic que le séminome qui n’en produit pas.
La molécule d’HCG présente une réactivité croisée avec une autre protéine, l’hormone lutéinisante (LH). Les hommes hypogonadiques peuvent présenter des taux élevés de LH et, par conséquent, des taux d’HCG faussement élevés — l’administration de testostérone exogène peut aider à distinguer l’élévation de l’HCG due à l’hypogonadisme de celle due à un cancer des testicules. De plus, la consommation de cannabis a été associée à une élévation du taux d’HCG.
- Des concentrations sériques très élevées d’HCG sont observées dans les mères molières (« grossesses molaires ») et les choriocarcinomes (97 %)
- dans le cadre de l’utilisation comme marqueur tumoral, il est fortement recommandé de mesurer à la fois l’HCG intacte et sa sous-unité bêta libre (bêta-HCG), car certaines tumeurs peuvent ne produire que de la bêta-HCG
- On observe une augmentation des concentrations sériques d’HCG aussi bien dans le séminome que dans les tumeurs germinales non séminomateuses (NSGCT), avec une sensibilité diagnostique de 40 à 60 % chez les patients atteints de NSGCT métastatiques et de 15 à 20 % chez ceux atteints de séminome métastatique. Les élévations de l’HCG sont principalement observées chez les patients présentant des tumeurs contenant des composants choriocarcinomateux, des cellules géantes syncytiotrophoblastiques et (plus rarement) des cellules rondes particulières que l’on retrouve également dans les séminomes purs.
- La valeur normale est inférieure à 5 UI/L, avec une demi-vie de 24 à 36 heures
Référence :
- Stephenson A et al. Diagnostic et traitement du cancer des testicules à un stade précoce : recommandations de l’AUA. J Urol. Août 2019 ; 202(2) : 272-281
- Milose JC, Filson CP, Weizer AZ, Hafez KS, Montgomery JS. Rôle des marqueurs biochimiques dans le cancer des testicules : diagnostic, stadification et surveillance. Open Access J Urol. 30 décembre 2011 ; 4 : 1-8
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