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Hormones incrétines

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Équipe de rédaction

  • L'hypothèse d'un rôle potentiel des peptides intestinaux dans la régulation de la sécrétion d'insuline postprandiale reposait sur l'observation selon laquelle les réponses insuliniques à une charge de glucose par voie orale dépassaient celles mesurées après l'administration intraveineuse d'une quantité équivalente de glucose ; ce phénomène a été qualifié d'« effet incrétine ».
  • L’« effet incrétine » est attribué à l’action insulinotrope des hormones intestinales
    • en particulier le peptide insulinotrope dépendant du glucagon (GIP) et le peptide de type glucagon-1 (GLP-1) — ces hormones sont sécrétées par des cellules entéroendocrines spécialisées en réponse à un repas
    • des études ont montré que les personnes atteintes de diabète de type 2 présentent une réduction significative des taux de GLP-1 circulant stimulés par les repas par rapport aux individus en bonne santé
    • Des effets glucorégulateurs chez les patients atteints de diabète de type 2 ont été obtenus grâce à l’administration exogène de GLP-1 ; toutefois, la courte demi-vie plasmatique (< 2 minutes) limite le potentiel du GLP-1 administré par voie sous-cutanée (le GLP-1 est rapidement dégradé par l’enzyme aminopeptidase omniprésente, la dipeptidylpeptidase-IV)
    • Le GIP stimule la sécrétion d’insuline dépendante du glucose et est responsable d’une part plus importante de l’effet incrétine que le GLP-1 (2)
      • s’est révélé être une incrétine puissante chez l’animal et chez l’homme
      • s’est révélé pratiquement inefficace en tant qu’agent insulinotrope chez les sujets atteints de diabète de type 2 (3)
    • se distingue du GLP-1 par son effet sur la sécrétion de glucagon : il entraîne une augmentation de la sécrétion de glucagon à la fois à jeun et en cas d’hypoglycémie, et exerce un effet glucagonostatique en cas d’hyperglycémie
  • les hormones incrétines favorisent la sécrétion d'insuline et inhibent la sécrétion de glucagon lorsque la glycémie est élevée ; lorsque la glycémie est basse, la sécrétion d'insuline est inhibée et celle de glucagon est favorisée

Références :

  1. Perley M, Kipnis DM. Réponses plasmatiques de l’insuline à l’administration orale et intraveineuse de glucose : études chez des sujets sains et diabétiques. J Clin Invest 1967 ; 46 : 1954-62.
  2. Mishra R et al. Effets indésirables liés au tirzépatide, Journal of the Endocrine Society 2023 ; 7(4), https://doi.org/10.1210/jendso/bvad016.
  3. Nauck MA, Quast DR, Wefers J, Pfeiffer AFH. L'évolution des connaissances sur les incrétines (GIP et GLP-1) dans les maladies métaboliques et cardiovasculaires : mise à jour physiopathologique. Diabetes Obes Metab. 2021 ; 23(Suppl. 3) : 5-29. https://doi.org/10.1111/dom.14496.

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