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Effets indésirables et précautions d'emploi

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Équipe de rédaction

Les effets indésirables comprennent :

  • les bisphosphonates oraux provoquent fréquemment des troubles gastro-intestinaux
    • par exemple : diarrhée, constipation, indigestion et douleurs abdominales
    • alendronate : des effets œsophagiens graves ont été rapportés, par exemple une œsophagite, des ulcères œsophagiens, des sténoses œsophagiennes et une exacerbation des ulcères peptiques (1)
    • risedronate : il provoquerait moins d’ulcères gastriques que l’alendronate, mais cela pourrait s’expliquer par le fait que les données post-commercialisation sont moins nombreuses pour le risedronate que pour l’alendronate
  • Des fractures atypiques du fémur ont été rapportées dans de rares cas après une utilisation à long terme. L’incidence est comprise entre 3,2 et 50 cas pour 100 000 personnes-années, et le risque augmente avec la durée d’exposition aux bisphosphonates (2)
  • De rares effets indésirables oculaires, notamment une uvéite, une conjonctivite et une sclérite, ont été rapportés avec tous les bisphosphonates (3)

Les précautions à prendre sont les suivantes :

  • les troubles du métabolisme calcique et minéral (par exemple, dysfonctionnement de l’hormone parathyroïdienne, carence en vitamine D) doivent être corrigés avant d’instaurer un traitement par bisphosphonates
  • en cas d’apport alimentaire insuffisant, des suppléments de calcium et de vitamine D doivent être administrés en association avec l’alendronate et le risédronate
  • les bisphosphonates ne doivent pas être administrés en cas d’insuffisance rénale (clairance de la créatinine < 30 ml/L)
  • alendronate : contre-indiqué en cas de retard de vidange œsophagienne, par exemple en cas d’achalasie ou de sténose. En présence de troubles gastro-intestinaux actifs (par exemple, dysphagie, maladie œsophagienne, gastrite, duodénite, ulcères), le fabricant recommande de l’utiliser avec «prudence» et il convient de conseiller aux patients d’arrêter l’alendronate et de consulter un médecin si des symptômes tels que dysphagie, aggravation ou apparition de brûlures d’estomac, douleur rétrosternale ou douleur à la déglutition apparaissent
    • L’alendronate doit être pris dès le réveil et au moins 30 minutes avant tout aliment, boisson (autre que l’eau) ou médicament (par exemple, antiacides et compléments minéraux contenant du calcium)
  • étidronate – il est recommandé de le prendre soit 2 heures avant, soit 2 heures après les repas ou la prise de médicaments contenant du calcium, du magnésium, de l’aluminium ou du fer
  • risédronate : selon le fabricant, ce médicament doit être utilisé avec une « prudence particulière » en cas d’antécédents de troubles œsophagiens retardant la vidange ou le transit œsophagiens
    • peut être pris au moins 30 minutes avant le coucher, dès le réveil (comme l’alendronate) ou entre les repas (comme l’étidronate)
  • les effets sur le tractus gastro-intestinal supérieur peuvent être atténués en prenant un comprimé de bisphosphonate avec un grand verre d’eau, en position debout ou assise, et en restant en position verticale pendant au moins 30 minutes après la prise du comprimé

Remarque :

  • une prise incorrecte des bisphosphonates peut entraîner une apparente perte d’efficacité, en raison de leur faible biodisponibilité
  • il convient de conseiller aux patients sous traitement par bisphosphonates de signaler toute douleur au niveau de la cuisse, de la hanche ou de l’aine ; en cas d’apparition de ces symptômes, le patient doit faire l’objet d’un examen visant à détecter une fracture incomplète du fémur (2).
  • L’un des effets indésirables les plus graves est l’ostéonécrose de la mâchoire liée aux bisphosphonates (BRONJ). La plupart des cas de BRONJ sont survenus chez des patients atteints de myélome multiple et de cancer du sein traités par des doses élevées de bisphosphonates par voie intraveineuse. Elle a également été signalée chez des patients prenant des bisphosphonates pour traiter l’ostéoporose, avec une incidence d’environ 1 cas pour 10 000 à 1 cas pour 100 000. (4)

Référence :

  1. Graham DY, Malaty HM. L’alendronate et le naproxène ont un effet synergique sur le développement d’ulcères gastriques. Arch Intern Med. 8 janvier 2001 ; 161(1) : 107-10.
  2. Agence de réglementation des médicaments et des produits de santé (MHRA). Bisphosphonates : fractures fémorales atypiques. Drug Safety Update 2011 ; 4(11)
  3. Pazianas M et al. Réactions oculaires inflammatoires chez les patients traités par des bisphosphonates et d’autres médicaments contre l’ostéoporose : analyse de cohorte à partir d’une base de données nationale sur les prescriptions. J Bone Miner Res. mars 2013 ; 28(3) : 455-63
  4. Khan AA et al. Groupe de travail international sur l’ostéonécrose de la mâchoire. Diagnostic et prise en charge de l’ostéonécrose de la mâchoire : revue systématique et consensus international. J Bone Miner Res. Janvier 2015 ; 30(1) : 3-23.

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