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Le daridorexant dans le traitement de l'insomnie chronique

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Équipe de rédaction

Le daridorexant dans le traitement de l'insomnie chronique

Le daridorexant est le premier antagoniste double des récepteurs de l’orexine approuvé pour le traitement de l’insomnie chronique dans l’UE et a été autorisé pour le traitement de l’insomnie aux États-Unis (1)

  • Le daridorexant est un antagoniste double des récepteurs de l'orexine de type 1 et de type 2 (OX1 et OX2) (DORA), administré par voie orale, développé pour le traitement de l'insomnie
    • Les ligands endogènes, l’orexine A et l’orexine B (également appelées hypocréine-1 et -2), sont produits dans l’hypothalamus et favorisent l’éveil par le biais d’interactions avec les récepteurs OX1 et OX2 (2)
    • Les antagonistes des récepteurs de l’orexine de type 1 et 2 inhibent l’état de veille et sont généralement considérés comme présentant un profil de sécurité favorable par rapport aux anciennes classes de médicaments contre l’insomnie, notamment en raison d’un risque moindre de tolérance, de dépendance, d’abus et d’effets de sevrage (1)
      • Dans les essais cliniques
        • le daridorexant a amélioré l’endormissement objectif, le maintien objectif du sommeil ainsi que la durée totale du sommeil et le fonctionnement diurne rapportés par les patients, à une dose de 50 mg (1)
      • le daridorexant a été globalement bien toléré
        • a présenté une faible incidence d’effets indésirables tels que (1) :
        • somnolence,
        • fatigue,
        • vertiges et chutes
        • dont la plupart étaient similaires à celles observées avec le placebo
        • l'efficacité et la tolérance du daridorexant se sont maintenues pendant 12 mois
        • présentant un profil de sécurité favorable par rapport à d’autres classes de médicaments contre l’insomnie, des effets résiduels minimes le lendemain matin et une amélioration du fonctionnement diurne, le daridorexant constitue une option utile pour le traitement des troubles de l’insomnie (1)
        • le daridorexant est largement métabolisé, principalement par le CYP3A4 (89 %), et principalement excrété par les selles (environ 57 %) et l'urine (environ 28 %), sous forme de métabolites (2)

Le NICE a recommandé le daridorexant pour l’insomnie chez les adultes présentant des symptômes durant au moins 3 nuits par semaine depuis au moins 3 mois, lorsque le fonctionnement diurne est considérablement affecté, à condition que la thérapie cognitivo-comportementale de l’insomnie ait été essayée sans succès, ou qu’elle ne soit pas disponible ou inadaptée

  • Le daridorexant est recommandé pour le traitement de l’insomnie chez les adultes présentant des symptômes persistants au moins 3 nuits par semaine depuis au moins 3 mois, et dont le fonctionnement diurne est considérablement altéré, uniquement si
    • la thérapie cognitivo-comportementale de l’insomnie (TCCi) a été essayée sans succès, ou
    • la TCCi n’est pas disponible ou n’est pas adaptée.
  • La durée du traitement doit être aussi courte que possible
    • le traitement par le daridorexant doit faire l’objet d’une évaluation dans les 3 mois suivant son instauration et doit être interrompu chez les personnes dont l’insomnie chronique n’a pas répondu de manière satisfaisante
    • si le traitement est poursuivi, évaluer à intervalles réguliers s'il reste efficace

  • Le comité du NICE a déclaré : « … La TCCi est le traitement de première intention standard pour les personnes souffrant d’insomnie chronique après que des conseils d’hygiène du sommeil leur ont été prodigués… Les données issues des essais cliniques montrent que le daridorexant améliore les symptômes de l’insomnie par rapport à un placebo pendant 12 mois. Les effets d’une prise au-delà de cette durée sont inconnus. L’autorisation de mise sur le marché est subordonnée à la condition que le traitement par le daridorexant soit réévalué dans les 3 mois, puis régulièrement par la suite... »

Remarques :

  • une étude (n = 60, ≥ 55 ans présentant des troubles de l’insomnie depuis ≥ 3 mois et ≥ 3 mictions par nuit depuis ≥ 1 mois) a montré qu’à la semaine 4, le daridorexant à 50 mg par jour augmentait la durée totale du sommeil autodéclarée par rapport au placebo (différence moyenne des moindres carrés de 20,9 min, IC à 95 % : 8,0–33,7) (4)
    • des améliorations ont également été observées entre la 1re et la 3e semaine

Référence :


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