La sciatique (également appelée syndrome radiculaire lombo-sacré, ischias, douleur radiculaire ou compression radiculaire) est une douleur qui suit le trajet du nerf sciatique, c'est-à-dire ressentie dans la cuisse et, surtout, sous le genou (1). Une douleur qui ne se fait pas sentir sous le genou n’est pas une sciatique. La sciatique se caractérise par une aggravation de la douleur lors de la toux, d’un effort, d’un éternuement ou d’un rire (2).
L'incidence de la sciatique au cours de la vie varie entre 13 et 40 %, tandis que l'incidence annuelle d'un épisode de sciatique peut se situer entre 1 et 5 % (2).
La sciatique est rarement due à une atteinte du nerf sciatique lui-même. Il s’agit généralement d’une douleur référée, provenant soit de la gaine durale d’une racine nerveuse lombaire ou sacrée, soit d’une articulation anormale :
- douleur de la racine durale :
- douleur intense
- souvent accompagnée d’engourdissements et de paresthésies
- douleur articulaire ou ligamentaire :
- douleur intermittente
- généralement sans signes neurologiques
- on estime que 5 % à 10 % des patients souffrant de lombalgie présentent une sciatique
- la prévalence annuelle de la sciatique d'origine discale dans la population générale est estimée à 2,2 %
Les indicateurs d’une sciatique potentielle ont été définis (1) :
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Le NICE recommande (3) :
Évaluation de la lombalgie et de la sciatique
- envisager d’autres diagnostics
- d'envisager d'autres diagnostics lors de l'examen ou du suivi des personnes souffrant de lombalgie, en particulier si elles présentent des symptômes nouveaux ou modifiés
- exclure les causes spécifiques de lombalgie, par exemple un cancer, une infection, un traumatisme ou une maladie inflammatoire telle que la spondylarthrite
Outils d’évaluation et de stratification des risques
- envisager de recourir à la stratification des risques dès le premier contact avec un professionnel de santé pour chaque nouvel épisode de lombalgie, avec ou sans sciatique, afin d’éclairer la prise de décision partagée concernant la prise en charge stratifiée
En fonction de la stratification des risques, envisager :
- un accompagnement plus simple et moins intensif pour les personnes souffrant de lombalgie, avec ou sans sciatique, dont l’état est susceptible de s’améliorer rapidement et d’aboutir à une issue favorable (par exemple, réconfort, conseils pour rester actif et conseils d’autogestion)
- un accompagnement plus complexe et plus intensif pour les personnes souffrant de lombalgie, avec ou sans sciatique, présentant un risque plus élevé d’issue défavorable, par exemple :
- des programmes d’exercices (biomécaniques, aérobiques, corps-esprit ou une combinaison de ces approches),
- des programmes de retour au travail,
- des conseils d’autogestion,
- envisager une thérapie manuelle (manipulation vertébrale, mobilisation ou techniques des tissus mous telles que le massage) pour la prise en charge des lombalgies, avec ou sans sciatique, mais uniquement dans le cadre d’un programme thérapeutique incluant des exercices
Référence :
- Koes BW et al. Diagnostic et traitement de la sciatique. BMJ. 23 juin 2007 ; 334(7607) : 1313-7.
- Stafford MA et al. Sciatique : revue de l'histoire, de l'épidémiologie, de la pathogenèse et du rôle de l'injection épidurale de stéroïdes dans la prise en charge. British Journal of Anaesthesia 2007 99(4) : 461-473
- NICE (août 2026). Lombalgie et sciatique chez les plus de 16 ans : évaluation et prise en charge
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