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Mesures prophylactiques (préventives) contre l'apparition du mal des montagnes

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Équipe de rédaction

Il est conseillé aux alpinistes de s'acclimater s'ils prévoient de grimper en haute altitude.

  • Au-delà de 3 000 m (10 000 pieds), il ne faut pas grimper plus de 300 m (1 000 pieds) par période de 24 heures (1)
    • si un alpiniste présente des symptômes légers du mal des montagnes, il doit se reposer pendant 24 heures à cette altitude
    • si un alpiniste présente des symptômes plus graves, il doit redescendre à la dernière altitude à laquelle il se sentait bien. Cette descente doit avoir lieu, qu’il prenne ou non des médicaments
    • si une ascension rapide est inévitable, l’acétazolamide est bénéfique
    • prévoir une journée de repos tous les 3 jours ou tous les 1 000 m

Prévention du mal aigu des montagnes (MAM) (2)

  • L’acétazolamide peut être utilisé pour prévenir le MAM, selon le Centre national du réseau « Voyages et santé » et Fit For Travel (non homologué pour cette indication)
  • L'acétazolamide prévient le MAM en imitant l'adaptation naturelle de l'organisme à un changement d'environnement
  • Une revue Cochrane a démontré que l’acétazolamide réduisait le risque de MAM par rapport au placebo d’un facteur de 0,47 (n = 2 301, 16 études). L’acétazolamide était administré un à cinq jours avant l’ascension, à des doses pouvant atteindre 500 mg/jour chez les adultes présentant un risque de MAM

    • Prescription et posologie
      • Utiliser 125 mg d’acétazolamide deux fois par jour (utilisation hors AMM).
      • Des doses plus faibles d’acétazolamide peuvent être administrées en coupant en deux les comprimés sécables de 250 mg.
      • Prescrire l’acétazolamide un à deux jours avant l’ascension progressive vers la haute altitude et poursuivre le traitement pendant au moins deux jours après avoir atteint le point culminant.
      • Conseiller aux personnes de prendre la deuxième dose d’acétazolamide au moment du dîner plutôt qu’au coucher, car il s’agit d’un diurétique.
      • Tester l’acétazolamide pendant deux jours avant l’ascension en haute altitude, car ses effets secondaires peuvent ressembler aux symptômes du MAM
      • Vérifier les directives locales concernant les procédures de prescription de l’acétazolamide pour les voyages.
    • Précautions
      • Tenir compte des contre-indications et des précautions d’emploi de l’acétazolamide et vérifier si ce traitement est adapté à la personne.
      • Éviter l’acétazolamide chez les personnes présentant antécédents d’anaphylaxie ou d’allergie grave aux sulfamides car il s'agit d'un dérivé des sulfamides

  • L'étude du NHS n'a recommandé aucun autre médicament pour la prophylaxie du MAM
    • Dans l'ensemble, les données probantes concernant l'utilisation des médicaments énumérés ci-dessous pour prévenir le MAM ne sont pas concluantes et, pour certains d'entre eux, les effets indésirables constituent un sujet de préoccupation :
      • l’aspirine
      • la dexaméthasone
        • Certaines organisations ont suggéré l'utilisation de la dexaméthasone pour aider à prévenir le MAM. Cependant, la revue Cochrane (n = 176), qui a évalué quatre études parallèles comparant la dexaméthasone à un placebo, a conclu que la dexaméthasone ne prévient pas le MAM, quelle que soit la dose, et ne facilite pas l'acclimatation.
      • ibuprofène
      • compléments en fer
      • citrate de magnésium
      • spironolactone
      • sumatriptan

Remarques :

  • en cas d’utilisation d’acétazolamide, le traitement doit être instauré au moins un jour avant l’ascension et poursuivi jusqu’à ce qu’une acclimatation suffisante soit jugée acquise
    • les effets indésirables, notamment des paresthésies et une légère diurèse, sont fréquents mais généralement bien tolérés
    • l'acétazolamide est un sulfamide, et des réactions allergiques peuvent survenir
    • L'acétazolamide ne remplace pas l'acclimatation

  • Inhibiteurs de la phosphodiestérase en prophylaxie du mal des montagnes : tadalafil et sildénafil (3)
    • en raison de ses effets vasodilatateurs pulmonaires, l’inhibiteur de la phosphodiestérase qu’est le tadalafil peut être utilisé pour prévenir l’œdème pulmonaire de haute altitude (HAPE)
      • Il a été démontré que le tadalafil prévient la maladie chez les personnes connues pour être sensibles à l’HAPE. Aucune étude n’a examiné si ce médicament pouvait également être utilisé pour traiter l’HAPE
      • Bien qu’aucune étude systématique n’ait examiné si le sildénafil est efficace dans la prévention et le traitement de l’HAPE, il convient toutefois d’envisager également ce médicament, car il possède un mécanisme d’action similaire et devrait présenter un bénéfice comparable à celui du tadalafil ; de plus, des cas d’utilisation dans la pratique clinique ont été rapportés pour le traitement de l’HAPE ou sa prévention chez des enfants atteints d’une maladie cardiopulmonaire sous-jacente et d’un HAPE

Référence :


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