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Prise en charge des lombalgies aiguës simples

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Équipe de rédaction

Évaluation des lombalgies et de la sciatique

Diagnostics alternatifs

  • Envisager d’autres diagnostics lors de l’examen ou du suivi des patients souffrant de lombalgie, en particulier s’ils présentent des symptômes nouveaux ou évolutifs
    • Exclure les causes spécifiques de lombalgie, par exemple un cancer, une infection, un traumatisme ou une maladie inflammatoire telle que la spondylarthrite

Outils d’évaluation et de stratification des risques

  • Envisager d’utiliser la stratification des risques (par exemple, l’outil d’évaluation des risques STarT Back) dès le premier contact avec un professionnel de santé pour chaque nouvel épisode de lombalgie, avec ou sans sciatique, afin d’éclairer la prise de décision partagée concernant la prise en charge stratifiée
  • sur la base de la stratification des risques, envisager :
    • un accompagnement plus simple et moins intensif pour les personnes souffrant de lombalgie, avec ou sans sciatique, dont l’état est susceptible de s’améliorer rapidement et d’aboutir à une issue favorable (par exemple, des paroles rassurantes, des conseils pour rester actif et des recommandations sur l’autogestion)
    • un accompagnement plus complexe et plus intensif pour les personnes souffrant de lombalgie, avec ou sans sciatique, présentant un risque plus élevé d’issue défavorable (par exemple, des programmes d’exercices avec ou sans thérapie manuelle)

Imagerie

  • ne proposez pas systématiquement d’examens d’imagerie en milieu non spécialisé aux personnes souffrant de lombalgie, avec ou sans sciatique
  • expliquer aux personnes souffrant de lombalgie, avec ou sans sciatique, que si elles sont orientées vers un spécialiste, elles n’auront peut-être pas besoin d’un examen d’imagerie
  • envisager un examen d’imagerie dans un cadre de soins spécialisés (par exemple, une clinique de médecine musculo-squelettique ou un hôpital) pour les personnes souffrant de lombalgie, avec ou sans sciatique, uniquement si le résultat est susceptible de modifier la prise en charge

Traitements non invasifs de la lombalgie et de la sciatique

  • autogestion
  • envisager un programme d’exercices en groupe (biomécanique, aérobique, corps-esprit ou une combinaison de ces approches) au sein du NHS pour les personnes présentant un épisode spécifique ou une poussée de lombalgie, avec ou sans sciatique
  • Encourager et faciliter le retour au travail ou la reprise des activités quotidiennes normales chez les personnes souffrant de lombalgie, avec ou sans sciatique

Prise en charge pharmacologique de la lombalgie

  • envisager la prescription d’AINS par voie orale pour la prise en charge des lombalgies, en tenant compte des différences potentielles en matière de toxicité gastro-intestinale, hépatique et cardio-rénale, ainsi que des facteurs de risque de la personne, notamment son âge
  • lors de la prescription d’AINS par voie orale pour les lombalgies, veiller à réaliser une évaluation clinique appropriée, à assurer un suivi continu des facteurs de risque et à prescrire un traitement gastroprotecteur
  • prescrire des AINS par voie orale pour les lombalgies à la dose efficace la plus faible et pendant la durée la plus courte possible
  • envisager l’utilisation d’opioïdes faibles (avec ou sans paracétamol) pour la prise en charge de la lombalgie aiguë uniquement si un AINS est contre-indiqué, mal toléré ou s’est révélé inefficace
  • ne pas prescrire le paracétamol seul pour la prise en charge des lombalgies
  • ne pas prescrire systématiquement d’opioïdes pour la prise en charge des lombalgies aiguës
  • ne pas prescrire d’opioïdes pour la prise en charge de la lombalgie chronique
  • ne pas prescrire d’inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine, d’inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline ou d’antidépresseurs tricycliques pour la prise en charge des lombalgies
  • ne pas prescrire de gabapentinoïdes ni d’antiépileptiques pour la prise en charge des lombalgies

Traitements invasifs de la lombalgie

  • ne pas prescrire d’injections rachidiennes pour la prise en charge des lombalgies
  • Dénervation par radiofréquence
    • envisager l'orientation vers une évaluation en vue d'une dénervation par radiofréquence pour les personnes souffrant de lombalgie chronique lorsque :
      • le traitement non chirurgical s'est révélé inefficace chez elles et
      • la source principale de la douleur semble provenir des structures innervées par la branche médiale et
      • elles présentent une lombalgie localisée modérée ou sévère (évaluée à 5 ou plus sur une échelle visuelle analogique, ou équivalent) au moment de l'orientation
    • ne pratiquent la dénervation par radiofréquence que chez les personnes souffrant de lombalgie chronique ayant répondu favorablement à un bloc diagnostique de la branche médiale
    • ne pas proposer d’examens d’imagerie aux personnes souffrant de lombalgie associée à une douleur spécifique au niveau des facettes articulaires comme condition préalable à la dénervation par radiofréquence
  • ne pas proposer de fusion vertébrale aux personnes souffrant de lombalgie, sauf dans le cadre d’un essai contrôlé randomisé
  • ne pas proposer de remplacement discal aux personnes souffrant de lombalgie

Remarques :

  • une lombalgie aiguë dure moins de 3 mois ; une lombalgie chronique dure 3 mois ou plus

Référence :

  1. NICE (juillet 2026). Lombalgie et sciatique chez les personnes de plus de 16 ans : évaluation et prise en charge

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